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Premier Jalon

Simulateur de point mort — Prestataire de services

Votre modèle change radicalement selon que vous travaillez seul(e) ou que vous employez des intervenants. Choisissez votre situation : le simulateur s’adapte.

Vos charges fixes mensuelles

Total des charges fixes : 2 980 € / mois

Votre activité

€/h
%

soit 23 € HT — c’est sur ce montant que se calcule votre marge.

%
h

Votre objectif (facultatif)

Point mort mensuel
3 386 €
Taux d’occupation requis
124 %

Estimation indicative destinée à éclairer votre réflexion. Elle ne remplace pas un prévisionnel établi avec un expert-comptable.

Aucune inscription, aucun email obligatoire pour utiliser le simulateur. Politique de confidentialité.

Ces hypothèses se travaillent — c’est exactement l’objet d’un diagnostic.Diagnostic : entretien + analyse critique + feuille de route (190 €).

En bref

Vous voulez comprendre le détail ? C’est juste en dessous.

Le point mort d’une activité de services : deux logiques très différentes

Dans les services, le point mort — le niveau d’activité à partir duquel vous cessez de perdre de l’argent — ne se calcule pas pareil selon que vous travaillez seul ou que vous employez des intervenants. C’est pour ça que le simulateur ci-dessus vous demande d’abord dans quelle situation vous êtes.

Si vous travaillez seul (indépendant, auto-entrepreneur), vous vendez vos propres heures : le point mort, c’est le nombre d’heures à facturer chaque mois pour couvrir vos charges — et votre rémunération. La contrainte, c’est votre plafond : vos heures ne sont pas extensibles.

Si vous employez des intervenants (modèle des services à la personne, du nettoyage, de l’aide à domicile), vous vendez les heures de vos salariés et vous vivez sur la marge horaire : la différence entre le tarif facturé au client et le coût complet de l’heure d’intervenant. Cette marge est mince — souvent 6 à 8 € par heure — et c’est le volume qui fait vivre la structure. Le point mort se compte alors en centaines d’heures vendues par mois.

Un exemple concret : société de services avec intervenants

Une structure de services à la personne en création :

Loyer / bureau 800 €
Rémunération du dirigeant 2 800 €
Assurances 150 €
Véhicules de structure 350 €
Logiciels de planification / télémaintenance / télécom / divers 300 €
Total 4 400 €

Tarif facturé au client : 24 €/h. Coût complet d’une heure d’intervenant (salaire, charges, congés payés, mutuelle et prévoyance conventionnelles, temps de trajet entre clients) : 17 €/h. Marge horaire : 7 €.

Point mort = 4 400 € ÷ 7 € = environ 630 heures à vendre chaque mois — soit l’équivalent de 4 intervenants à temps plein, pour un chiffre d’affaires d’environ 15 086 €.

C’est la réalité du secteur : la marge à l’heure paraît faible, et elle l’est. Ce qui fait tenir le modèle, c’est le volume, la qualité de la planification (les heures de trajet ne se facturent pas) et la fidélisation des clients comme des intervenants.

Et en solo ? Le même calcul est plus rude qu’on ne croit : avec des charges personnelles et professionnelles réalistes, un indépendant à 16 €/h (tarif moyen du ménage ou de la garde d’enfants en auto-entreprise) doit facturer un volume d’heures très difficile à atteindre pour se dégager un vrai revenu. À 35 €/h sur une prestation qualifiée, l’équation devient tenable. Le simulateur vous montre votre chiffre en deux minutes — et votre taux d’occupation, le vrai juge de paix.

Les 3 erreurs qui faussent le point mort des activités de services

Erreur n°1 : surestimer les heures facturables. Un indépendant facture rarement plus de 60 à 70 % de son temps de travail : le reste part en devis, déplacements, administratif, prospection. Un prévisionnel bâti sur 35 heures facturées par semaine est un prévisionnel de fiction.

Erreur n°2 : sous-estimer le coût complet de l’heure d’intervenant. Le salaire horaire brut n’est que le début : ajoutez les charges, les congés payés, la mutuelle et la prévoyance imposées par la convention collective, et surtout le temps non productif — les trajets entre deux clients se paient mais ne se facturent pas. C’est CE chiffre, pas le tarif client, qui décide de votre rentabilité.

Erreur n°3 : recruter avec des contrats fragiles. Dans les services, on recrute au fil de la demande — et sous la pression, on bâcle les contrats. Un contrat non conforme à votre convention collective (durées, avenants, spécificités du secteur) est une bombe à retardement : il se paie des années plus tard, aux prud’hommes. Faites vérifier vos modèles de contrat AVANT la première embauche, pas après le premier litige — c’est l’objet de l’audit convention collective (290 €).

Vous ouvrez plutôt un restaurant ? Un commerce ? Chaque métier a son propre simulateur.

Les services, c’est mon terrain depuis 2012.

J’ai créé, racheté et dirigé des entreprises de services à la personne — j’en dirige une aujourd’hui. Je connais les marges réelles, les pièges des conventions collectives (pour les avoir payés), et ce qui fait qu’une structure tient ou tombe. En 1h30 de diagnostic, on confronte votre projet à cette réalité, et vous repartez avec une feuille de route écrite.

Réserver un diagnostic — 190 €, déductibles de la suite

Point mort posé ? Passez au calculateur de plan de financement, ou suivez la checklist des 41 étapes de la création.

Questions fréquentes

+ Quel taux horaire pratiquer en auto-entreprise ?

Tout dépend de l’activité : le ménage, la garde d’enfants et les services du quotidien se facturent en moyenne autour de 16 €/h ; les prestations qualifiées (soutien spécialisé, interventions techniques, conseil) tournent plutôt autour de 35 €/h. Fixez votre tarif en partant de votre point mort, pas du tarif du voisin : le simulateur vous montre immédiatement ce que chaque euro de plus ou de moins change à votre équation.

+ Combien d’heures faut-il vendre pour rentabiliser une société de services à la personne ?

Pour une petite structure type (4 000 à 5 000 € de charges fixes mensuelles, marge horaire de 6 à 8 €), comptez 550 à 750 heures vendues par mois — l’équivalent de 4 à 5 intervenants à temps plein. C’est un cap de montée en charge à anticiper dans votre trésorerie : les premiers mois, la structure tourne sous son point mort.

+ Faut-il un agrément pour les services à la personne ?

Selon l’activité : une simple déclaration suffit pour la plupart des services (elle ouvre l’avantage fiscal pour vos clients — un argument commercial décisif), mais certaines activités auprès de publics fragiles (enfants de moins de 3 ans, personnes âgées ou en situation de handicap) exigent un agrément ou une autorisation. Vérifiez le régime exact de votre activité avant de vous lancer : il conditionne votre modèle.

+ Pourquoi ma marge horaire est-elle si faible ?

Parce que c’est la structure du secteur : le tarif de marché (24-25 €/h pour une entreprise de services à la personne) laisse 6 à 8 € de marge une fois l’intervenant payé au coût complet. Les leviers : une planification qui minimise les trajets, la fidélisation (un client régulier coûte moins cher qu’un client à conquérir), et des prestations à plus forte valeur ajoutée dans le mix.

+ Cette simulation remplace-t-elle un prévisionnel comptable ?

Non. Elle vous donne les bons ordres de grandeur — le volume d’heures, le taux d’occupation, la marge — mais votre dossier bancaire exigera un prévisionnel complet sur 3 ans, idéalement attesté par un expert-comptable. Le simulateur vous fait gagner l’étape d’avant : savoir si votre modèle tient debout.