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Premier Jalon

Checklist du parcours de création

Le parcours complet, dans l’ordre où on le vit vraiment — pas dans l’ordre de l’administration. Cochez votre avancement : il est enregistré sur votre appareil, sans compte ni inscription. Revenez-y au fil de votre projet.

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Personne ne démarre à 100 %. Commencez par la phase 1 : deux minutes de simulateur, et vous saurez si votre projet tient debout.

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En bref

Le déroulé complet des 8 phases est juste en dessous.

Dans quel ordre créer son entreprise, vraiment ?

Les guides classiques listent les étapes dans l’ordre où l’administration les traite. Mais personne ne crée une entreprise dans cet ordre-là. Sur le terrain — et j’ai fait ce chemin plusieurs fois, pour moi et pour ceux que j’accompagne — on commence par vérifier que le projet tient debout avant de rêver de l’enseigne. On s’occupe du local avant des statuts, parce que c’est le local qui structure tout le reste : le loyer conditionne le point mort, le bail conditionne le financement, et le financement conditionne le calendrier. Cette checklist suit l’ordre vécu, en 8 phases — celui que j’aurais aimé qu’on me donne en 2012.

Le déroulé en 8 phases

  1. 1. Valider le projet par les chiffres
  2. 2. Confronter l’idée au terrain
  3. 3. Choisir le local
  4. 4. Négocier et sécuriser le bail
  5. 5. Construire le dossier bancaire
  6. 6. Monter le financement
  7. 7. Statut et immatriculation
  8. 8. Avant l’ouverture : les pièges invisibles

Soyons honnêtes sur les délais : de l’idée à l’ouverture, comptez rarement moins de 6 à 12 mois pour un commerce avec local et financement. Ce n’est pas de la lenteur administrative, c’est le temps réel des choses sérieuses : des devis de travaux fiables ne s’obtiennent pas en trois jours, un bail se fait relire avant de se signer, un dossier bancaire se construit — il ne se remplit pas. J’ai vu des créateurs vouloir tout empiler en six semaines : c’est précisément comme ça qu’on signe un bail sans condition suspensive ou qu’on embauche sans avoir lu sa convention collective. La précipitation coûte toujours plus cher que le délai.

Les 3 erreurs d’ordre les plus fréquentes

Signer le bail avant d’avoir calculé son point mort. Vous vous engagez sur des années de loyer sans savoir combien de clients ce loyer exige, chaque jour d’ouverture. C’est l’ordre le plus risqué de tous — et je le vois régulièrement. Deux minutes de simulateur avant une signature qui engage neuf ans : le calcul est vite fait.

Immatriculer trop tôt ou trop tard. Trop tôt, vous déclenchez des obligations — et parfois des cotisations — avant le premier euro d’activité. Trop tard, vous ne pouvez ni signer ni encaisser. J’ai mené des dizaines de procédures d’immatriculation : le bon moment, c’est une fois le local et le financement sécurisés, avec de la marge — jamais la veille de l’ouverture, parce qu’une pièce au mauvais format suffit à tout bloquer.

Embaucher avant d’avoir lu sa convention collective. Celle-là, je ne la raconte pas de loin : un point de convention collective m’a coûté deux entreprises en 2021. Un contrat non conforme ne se voit pas le jour de la signature — il se paie des années plus tard, aux prud’hommes. La convention se lit AVANT le premier contrat de travail, et les modèles de contrat se font vérifier. C’est non négociable.

Chaque phase renvoie vers l’outil qui l’outille : le simulateur de point mort pour les chiffres, le calculateur de plan de financement pour le montage.

Une checklist vous donne la carte. Un accompagnement vous évite les fossés.

Cochez, avancez, revenez : cette checklist est là pour ça, gratuitement. Mais sur les décisions qui ne se rattrapent pas — le local, le bail, le statut, la convention collective — un regard qui vient de faire le chemin change tout. J’ai créé, racheté, perdu, reconstruit, et mené une ouverture de A à Z jusqu’au financement. En 1h30 de diagnostic, on regarde votre projet ensemble, et vous repartez avec une feuille de route écrite.

Réserver un diagnostic — 190 €, déductibles de la suite

Questions fréquentes

+ Combien de temps faut-il pour créer une entreprise ?

Tout dépend du projet. Une micro-entreprise sans local : quelques jours à quelques semaines. Un commerce ou un restaurant avec local, bail et financement bancaire : comptez rarement moins de 6 à 12 mois entre l’idée et l’ouverture. L’étude de terrain, la recherche du local, la négociation du bail et le montage financier prennent chacun leur temps — et vouloir les précipiter est la façon la plus sûre de se tromper sur l’un d’eux.

+ Dans quel ordre créer son entreprise ?

Pas dans l’ordre administratif : dans l’ordre du terrain. D’abord les chiffres (le point mort — c’est lui qui décide si le projet mérite d’exister), puis le marché constaté à pied, le local, le bail, le dossier bancaire, le financement, et seulement ensuite le statut et l’immatriculation — avant un dernier passage sur les pièges invisibles. C’est l’ordre de cette checklist. Le local avant les statuts : dans la vraie vie, c’est lui qui structure tout le reste.

+ Quand faut-il immatriculer son entreprise ?

Ni trop tôt, ni trop tard. Trop tôt, vous créez des obligations avant d’avoir de l’activité. Trop tard, vous ne pouvez ni signer certains contrats ni encaisser vos premiers clients. En pratique : une fois le local et le financement sécurisés, avec de la marge avant l’ouverture. Jamais la veille — le blocage le plus fréquent que je rencontre n’est jamais où on l’attend : une pièce justificative au mauvais format, une attestation qui tarde. Rien de grave, sauf à J-3.

+ Faut-il attendre le financement pour signer le bail ?

C’est l’un des arbitrages les plus délicats du parcours. Signer sans financement confirmé, c’est s’engager sur des années de loyer à découvert ; attendre, c’est risquer de perdre le local face à un autre candidat. La pratique qui protège : négocier une condition suspensive d’obtention du prêt dans la promesse de bail, et mener les deux dossiers en parallèle — le dossier de candidature au local et le dossier bancaire se nourrissent d’ailleurs l’un l’autre. Le cadrage précis de la clause, c’est le travail de votre avocat.

+ Cette checklist remplace-t-elle un accompagnement ?

Non, et elle ne le prétend pas. Elle vous donne la carte complète du parcours et vous évite d’oublier une étape — c’est déjà beaucoup, et c’est gratuit. Mais elle ne prend pas les décisions à votre place. Sur les arbitrages lourds — quel local, quel statut, quelle lecture de votre convention collective — un regard qui a déjà fait le chemin fait la différence entre une bonne et une mauvaise décision. Si mes outils vous aident, vous savez où me trouver.