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Premier Jalon

Je ne vous explique pas comment créer une entreprise. Je viens de le faire.

2012

La première fois

J'ai créé ma première entreprise à Reims en 2012, dans les services à la personne. J'avais le bagage — un Master 2 en entrepreneuriat de l'Université de Reims, puis un an comme adjoint de direction dans une structure d'accueil de jeunes enfants, à gérer des équipes et le quotidien d'un établissement. Se lancer dans les services à la personne n'était pas un pari : c'était la suite logique. Mais j'ai vite compris que le diplôme et le salariat vous apprennent à structurer un projet, pas à vivre avec : les démarches, les premiers clients, les premières embauches — et le remplacement à trouver en urgence quand la nounou ne se présente pas à 7h chez une famille qui compte sur nous. La théorie, je l'avais. Le reste, je l'ai appris en le faisant.

2016

Changer d'échelle

Quatre ans plus tard, j'ai racheté une entreprise concurrente à Caen. Du jour au lendemain, je gérais deux structures à près de 400 kilomètres l'une de l'autre : deux équipes, deux clientèles, deux comptabilités. Et une découverte qu'aucun diplôme ne prépare : diriger deux entités sur deux sites quand on est seul à la barre n'a rien d'une addition — même distantes de quelques kilomètres, c'est déjà difficile ; à 400, chaque décision, chaque urgence, chaque recrutement se joue là où vous n'êtes pas.

2021

L'échec, et ce qu'il vaut

En 2021, j'ai dû demander la liquidation de mes deux entreprises. La cause ? Un point de la convention collective des services à la personne — le contrat intermittent — dont les conséquences, mal anticipées, ont suffi à condamner deux structures par ailleurs saines.

Je pourrais enjoliver. Je préfère être direct : cet échec m'a plus appris que toutes mes réussites. Il m'a appris qu'un détail juridique peut détruire des années de travail, que personne ne vous prévient, et que la différence entre un projet qui tient et un projet qui tombe se joue souvent dans des lignes que personne ne lit.

C'est pour ça qu'aujourd'hui, quand j'accompagne un créateur qui va embaucher, je commence par sa convention collective. J'ai payé cette leçon au prix fort — vous n'aurez pas à le faire.

Depuis 2022

Le rebond

J'ai rebondi dans le même secteur, en dirigeant une structure de services à la personne que j'ai fait évoluer avec le marché : aujourd'hui, 60 % de son activité vient du ménage pour les locations Airbnb — un virage que j'ai pris avant beaucoup d'autres. Entre-temps, j'ai aussi conçu et lancé plusieurs produits web : un générateur de factures électroniques, une boîte à outils pour hôtes Airbnb, un site de réservation de ménage en ligne. Créer, c'est devenu un réflexe.

Depuis toujours

Aider les autres à se lancer

En parallèle, sans jamais en faire un métier, j'ai accompagné ceux qui se lançaient. Un ami restaurateur que j'aide dans sa gestion depuis 2007. Des dizaines d'auto-entrepreneurs pour qui j'ai mené la procédure d'immatriculation. Des créateurs de sociétés que j'ai aidés à structurer leur projet.

2026

Le déclic

Et puis il y a eu ce projet-là : accompagner une créatrice dans l'ouverture de son restaurant, de A à Z. La recherche du local. L'arbitrage entre deux emplacements. La négociation du bail commercial. Le business plan. Le montage du dossier bancaire. Le rendez-vous avec la banque.

Financement obtenu.

Ce jour-là, j'ai compris que ce que je faisais depuis vingt ans « pour rendre service » était exactement ce qui manque à la plupart des porteurs de projet : quelqu'un qui a réellement vécu le parcours, qui connaît les vrais chiffres, les vrais pièges, les vraies négociations — et qui reste à côté de vous jusqu'au bout.

C'est ce que je vous propose ici.

Discutons de votre projet.

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