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Premier Jalon

Simulateur de point mort — Restaurant

Combien de couverts par jour faut-il servir pour couvrir toutes vos charges ? Renseignez vos chiffres : le résultat se met à jour en temps réel. Sans inscription, sans email obligatoire.

Vos charges fixes mensuelles

Total des charges fixes : 13 250 € / mois

Votre activité

%

soit 25 € HT — c’est sur ce montant que se calcule votre marge.

%
jours
places

Votre objectif (facultatif)

Point mort mensuel
18 929 €
Point mort annuel
227 143 €

Cette simulation est une estimation indicative destinée à éclairer votre réflexion. Elle ne remplace pas un prévisionnel établi avec un expert-comptable.

Aucune inscription, aucun email obligatoire pour utiliser le simulateur. Politique de confidentialité.

Ces hypothèses se travaillent — c’est exactement l’objet d’un diagnostic.Diagnostic : entretien + analyse critique + feuille de route (190 €).

En bref

Vous voulez comprendre le détail ? C’est juste en dessous.

Le point mort d’un restaurant, c’est quoi exactement ?

Le point mort — on dit aussi seuil de rentabilité — est le chiffre d’affaires à partir duquel votre restaurant cesse de perdre de l’argent. En dessous, chaque mois creuse votre trésorerie. Au-dessus, chaque couvert servi dégage de la marge.

Le calcul repose sur une distinction simple. D’un côté, vos charges fixes : loyer, salaires, mensualité d’emprunt, assurances, énergie — elles tombent tous les mois, que votre salle soit pleine ou vide. De l’autre, vos coûts variables : essentiellement la matière première, qui suit votre activité (plus vous servez, plus vous achetez).

Chaque couvert vendu contribue à couvrir les charges fixes : sur un ticket de 28 € avec un coût matière de 30 %, il reste 19,60 € de marge. Le point mort, c’est le nombre de couverts nécessaires pour que ces marges cumulées absorbent la totalité de vos charges fixes. C’est LE chiffre que votre banquier regardera — et celui que vous devriez connaître avant même de visiter un local.

Un exemple concret, chiffres réalistes à l’appui

Prenons un restaurant traditionnel en création dans une ville moyenne, en périphérie du cœur de ville :

Loyer + charges locatives 2 800 €
Salaires + charges sociales (dirigeant inclus) 6 500 €
Mensualité d'emprunt 1 200 €
Assurances 250 €
Énergie / fluides 1 700 €
Expert-comptable, abonnements, télécom et charges oubliées 800 €
Total charges fixes 13 250 €

Avec un ticket moyen de 28 € et un coût matière de 30 % (la norme du secteur se situe entre 28 et 33 %), chaque couvert dégage 19,60 € de marge sur coûts variables.

Point mort = 13 250 € ÷ 0,70 = 18 929 € de chiffre d’affaires mensuel.

Traduit en salle : environ 28 couverts par jour, 24 jours par mois. Pas 28 couverts les bons jours — 28 couverts en moyenne, lundi pluvieux de janvier compris. C’est ce chiffre-là qu’il faut confronter à la réalité de votre emplacement : le flux de passage, la capacité de votre salle, la concurrence à 200 mètres.

Les 3 erreurs qui faussent le point mort de presque tous les prévisionnels

Erreur n°1 : oublier de vous payer. Beaucoup de créateurs calculent leur point mort sans leur propre rémunération, « pour commencer ». Résultat : un restaurant « rentable » sur le papier qui ne nourrit pas son patron. Un point mort calculé sans votre salaire est un point mort menteur — incluez une rémunération, même modeste, dès le premier calcul.

Erreur n°2 : sous-estimer l’énergie. Une cuisine professionnelle — fours, extraction, chambres froides qui tournent 24h/24 — consomme au minimum 1 600 à 1 800 € par mois pour un restaurant traditionnel. Les prévisionnels qui affichent 500 € d’électricité se remarquent immédiatement… et pas en bien, surtout face à un banquier.

Erreur n°3 : ignorer les charges invisibles. Taxe sur l’enseigne (TLPE), redevance de terrasse, SACEM si vous diffusez de la musique, contrôles annuels obligatoires (extincteurs, dégraissage de hotte, vérifications électriques et gaz), mutuelle et prévoyance conventionnelles par salarié… Individuellement modestes, ces lignes cumulées pèsent 150 à 300 € par mois — et elles n’apparaissent presque jamais dans les prévisionnels amateurs.

Vous ouvrez plutôt un commerce ? Une activité de services ? Chaque métier a son propre simulateur.

Votre point mort vous inquiète ? Il vous rassure ? Dans les deux cas, c’est le moment d’en parler.

En 1h30 de diagnostic, on passe votre projet au crible — chiffres, emplacement, statut, financement — et vous repartez avec une feuille de route écrite. J’ai créé, racheté, dirigé et accompagné des restaurants et des commerces pendant 14 ans : je sais où regarder.

Réserver un diagnostic — 190 €, déductibles de la suite

Point mort posé ? Passez au calculateur de plan de financement, ou suivez la checklist des 41 étapes de la création.

Questions fréquentes

+ Combien de couverts par jour faut-il pour qu’un restaurant soit rentable ?

Il n’existe pas de chiffre universel : tout dépend de vos charges fixes, de votre ticket moyen et de votre coût matière. Pour un restaurant traditionnel type en ville moyenne (13 000 à 14 000 € de charges fixes, ticket de 28 €), comptez 25 à 30 couverts par jour en moyenne pour atteindre le point mort. Le simulateur ci-dessus vous donne le chiffre exact pour vos hypothèses en deux minutes.

+ Quel est le bon ratio de coût matière en restauration ?

La norme du secteur se situe entre 28 et 33 % du chiffre d’affaires pour un restaurant traditionnel. En dessous de 25 %, vérifiez que la qualité suit ; au-dessus de 35 %, votre carte ou vos achats méritent d’être retravaillés. Certains modèles (pizzeria, cuisine du monde à base de produits économiques) descendent structurellement plus bas.

+ Le point mort suffit-il pour convaincre une banque ?

Non — c’est une pièce du dossier, pas le dossier. La banque attend un prévisionnel complet sur 3 ans, un plan de financement, une analyse de l’emplacement et un apport personnel cohérent. Mais un créateur qui connaît précisément son point mort et le nombre de couverts qu’il implique marque immédiatement des points : c’est la preuve qu’il a confronté son rêve aux chiffres.

+ Mon point mort semble trop élevé, que faire ?

Trois leviers, dans l’ordre d’efficacité : les charges fixes (le loyer d’abord — un emplacement moins premium peut diviser ce poste par deux, à condition que le flux de clientèle suive), le ticket moyen (carte, suggestions, boissons), et le coût matière (fiches techniques, négociation fournisseurs, lutte contre le gaspillage). Si même optimisé le compte n’y est pas, mieux vaut le découvrir maintenant que six mois après l’ouverture.

+ Le résultat du simulateur remplace-t-il un prévisionnel comptable ?

Non. Cette simulation éclaire votre réflexion et vous prépare aux bons ordres de grandeur, mais votre dossier bancaire exige un prévisionnel établi dans les règles — idéalement attesté par un expert-comptable. Le simulateur vous fait gagner l’étape d’avant : savoir si votre projet tient debout avant d’engager des frais.